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Mouais...Au moins, elle n'est pas noire ou faite sous Paint cette pochette!

Mouais...Au moins, elle n'est pas noire ou faite sous Paint cette pochette!

Un article pour les roooooootZ. D’abord parce que je les aime bien. Ensuite, parce que Rootz Underground, ça me rafraîchit et me rend plus belle à l’approche du printemps…surtout avec un nom pareil qui déclenche immédiatement un sourire carnivore sur mon visage de frêle jouvenceau dévoreur de miousic…Qu’apprends-je donc? C’est leur premier alboum! Ah, quand je vous disais que c’était tout frais!

A l’écoute, et je dis ça en tant que non spécialiste, c’est somme toute assez classique pour du reggae (une voix bien typée « Marley » père ou fils), deux/trois accords piano furieusement ty-pi-ques, des « Jah Jah RastafaraÏÏÏïïï!!! » plein pot (eurk.), une basse OUNEBELIVABLEMENT vrombissante qui pousse mon casque resoudé-main du club Son06 (RIP) dans ses derniers retranchements (et achève gaiement de m’éclater le tympan gauche!)…

Certes, ce morceau introductif et les quelques samples qui parcourent les morceaux font sourire (je les trouve poliment « naïf » et un peu caricaturaux…notamment le « roar » de « In the Jungle« , hum?). Certes l’album est trop riches en morceaux (19 titres! moins quelques interludes…) et faiblit à la deuxième moitié (surtout avec « When I Go« , une ballade rock (?!) ratée).  Et certes, ils cèdent à quelques facilités…(‘tain, bordel, une ballade?!)

Mais quand on gratte un peu, il y a du poil sur la bête! Déjà, les mélodies se retiennent bien et les morceaux sont plutôt savamment ficelés (« 20 centuries« , « Victims of System« ). Plus, très impressionant, ils ont un vrai « son » ou en tout cas le recherche puissamment! Ensuite, c’est un incroyable album de guitares : on les entend partout, en wah-wah funkadelicieux, en bon petit solo à l’ancienne, arpégiant par ci, distortionnant par là…à tel point qu’ils poussent le vice jusqu’à verser dans le reggae-rock étrange et pas dégueux (« Corners of my mind« )!

Fils spiritueux de Groundation? Quizas, quizas (trois jours, Barcelone, bilingue)…Espérons, espérons. Et puis, tant qu’il y aura du chanvre

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Rootz UndegroundMovement, 2008, Reggae Lounge

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Bloc Party – Intimacy

oui, cest moche.

C'est noir, c'est sobre: oui, c'est moche.

Je deteste Bloc Party. Enfin, leur image. Autant en annoncer la couleur (ou pas, justement.) Mais pourquoi, des lors, me-direz-vous, nous rabache-t’il les oreilles avec cet alboum dont il n’a cure au fond?

Et bien parce que j’aime les defis: le challenge, ca, ca m’excite! Plus, un coup de mainstream et de musique pour fans prepuberes endiables se jetant a demi-nu sur la scene, c’est d’utilite culturelle, pour voir un peu ce que le jeune ecoute. Que diable, de l’ouverture! Sans vouloir paraphraser une ouiche poitevine : FRA-TER-NI-TE les enfants! D’autre part, et en toute modestie, les 3/4 des chroniques que j’ai lues sur le net sont vomitives, et en plus on y gerbe tout et n’importe quoi.

Introduction, on replace l’objet du delit dans son contexte: Bloc Party, c’est cette entite pop/rock dont le single « Banquet » fit fureur en 2004 dans toute les te-boi a tataz (et/ou a tatas) du Vieux Monde…Et v’la que je te les propulse comme les nouveaux The Cure, v’la que c’est le meilleur groupe du moOOOOOonde pour la decennie a venir vous verrez, bref, la classique, la totale… Ah, les pauvres.

Instant sociologique, mais c’est mon cynisme demode qui parle, je subodore aussi un effet ‘Barake Obamo‘ avant l’heure, qui a saute aux yeux de tous ces journalistes peteux sur lesquels je chie en toute quietude, a savoir que le chanteur est noir, beau, qu’il a un nom a consonnance ‘achement europeenne – Kele Orekemachinchose, et que ohlabelleintegration, il joue de la guitare electrique – quel exemple, prends-en de la graine jeune qui ecoute! Parce que bon, au fond, ‘l’est pas non plus folichon ce diquse, je m’y suis fait chie, a la voix et 2-3 etincelles pres.

Puis puis puis, second album, die Katastrofe, plus de flamme, adieu mon beau genie meme en frottant dur dur sur la lampe a souder, et les critiques brulent le diquse jusqu’a ce qu’ils n’en restent rien – sauf les ventes astronomiques. Pas cons, les commerciaux ont vachement reflechi avec leur intelligence et se sont dits: « On les garde sous le coude, des fois que. » Personnellement, votre serviteur n’a pas crache son plus gros glaviot dessus. Peut-etre par pur esprit de contradiction. Ou peut-etre parce qu’il y a quelque chose a sauver dans la melasse et que j’ai une once de tolerance en musique (SO, je m’excuse encore platement pour cette nuit ou, bourre j’insiste, j’ai ose critiquer tes gouts musicaux), etant moi-meme d’une incapacite crasse.

Et voila Intimacy. Je vous epargne la pochette avec le bisou, ou les paroles lacrymales moyennes, ca ferait pleurer dans les chaumieres (et la pop miousic, c’est un peu ca malheureusement, de l’artifice, de la forme plus que du fond). Bref, contre toute attente, ca m’a surpris! Indecis entre leur « energie » relative et l’electro nouveau facon TV on the Radio (yo), le groupe tangue, vacille, palpe, experimente…[/robert] KUAAAA??? EXPERIMENTE???[/robert] Honni soit qui manigance, voila le mot hai des pontifes psychorigides d’Univers-sale et cie. Ben ouaip mon doux saigneur, les gars la, ils osent! A defaut de montrer a quel point ils sont severement burnes, ils tentent, et parfois, souvent!, ca rate et il n’y aura qu’une poignee de titres a retenir ( Biko, ballade electro bien foutue et bordelique avec un nom nigerian, ca fait mieux; Ion Square, classique, catchy juste ce qu’il faut meme si oubliable; Talons, un chouille plus agressif et tout aussi catchy) quelques jours. Mais voila, ca gratte, ca boom boom boom boom en cadence mieux qu’une StarAcademi-couille, ca crie (une voix originale, ca aide), ca bruite, ca chahute, ca se superpose comme des tortues en plein accouplement: ca vibre, o ma soeur (pas de moi), et c’est assez rare pour etre signale dans notre monde lisse et asceptise d’aujourd’hui.

On ne s’en rappellera pas dans deux mois, tant mieux, et je souhaite de tout coeur caillouteux que l’album fasse un bide ximunesque – coup de fouet necessaire pour se remettre au boulot et travailler plus encore a la vanne suivante: le prochain diquse laisse planer un peu d’espoir. Et, de nos jours, c’est bon a prendre, coco.

Bloc Party Intimacy, PIAS, 2008

Explications et fiesta

Concernant « l’inutilite » de ce site, je m’essplique passque j’vous sens decrocher:

Initialement, ce blog devait servir a l’hypothetique et trop peu influant Bureau des Artistes de Montpellier SupAgro. Finalement, apres etre passe en conseil BdA (tatatein!), l’idee d’un blog a ete rejete et on lui a prefere un systeme de mails plus lisible et moins contraignant. C’est pourquoi ce site ne sera plus l’objet que d’une poignee de gens dediee a une poignee de lecteurs. Ca me va tout a fait moi, je signalais juste!

Des fois, etre loin, ca barbe – en cause, cette Fiesta des Suds dont je vous invite a voir la programmation qui envoie de l’eucalyptus en plein maquis, dans un cadre magnifique et phoceen. J’en ignore le prix ou l’acces, mais ca m’a quand meme l’air pas mal…Et l’affiche est zekssi (et moche), comme le Sud (euuuuh…nan, oubliez la comparaison…).

Fiesta des Suds, au Dock des Suds, Marseille, FRANCE

Fiesta des Suds, au Dock des Suds, Marseille, FRANCE

De HERBIE HANCOCK, l’inamovible référence jazz, à ALAIN BASHUNG en passant par :
– OMARA PORTUONDO (Cuba), la voix suave du Buena Vista Social Club
– ROKIA TRAORE (Mali), la grâce malienne à la voix de velours
– RICHIE HAVENS, la légende folk-américaine de Woodstock
– ASIAN DUB FOUNDATION, et leur ragga-jungle vitaminé
– CALYPSO ROSE la Reine du Carnaval de Trinidad & Tobago
– BA CISSOKO (Guinée), le griot-alchimiste de la kora électrique
– NNEKA (Nigéria), la révélation soul-reggae nigériane au féminin
– CAMILLE BAZBAZ, l’unique crooner soul-reggae français
– IBRAHIM MAALOUF Quintet, le trompettiste surdoué du jazz-oriental
– BEAT ASSAILANT (US-Fr), la bombe hip-hop-rock-soul
– VANESSA DA MATA (Brésil), la nouvelle voix envoûtante brasileira
– TUMI & THE VOLUME, le Hip-Hop novateur des Sud-Africains
– MOUSSU T, pour la sortie de son nouvel album
– JOAQUIN GRILO d’Andalousie, danseur flamenco de Paco de Lucia
– MAALESH, le Twarab des Comores
– DJ SANDRINHO & TCHIKY AL DENTE de Rio
– DRAGON BAL, les premiers initiateurs des soirées techno du Grand Sud…
– CEUX QUI MARCHENT DEBOUT, la fanfare funk

Bien a vous.

Kazi’

Rockamovya – Rockamovya

Oui, la pochette est super moche!

Bon, maintenant qu’officieusement ce site est officiellement inutile, je peux y mettre n’importe quoi, ‘m’en fous! De toute façon, personne ne le lit. Autant s’en servir d’archive pour trucs sympas.
Du coup, en attendant de chroniquer le dernier Carla Bruni-Sarkozy (et ça va se résumer a quelques mots), je vous mets un p’tit coup de reggae-roots, parce que je le vaux bien.
Pour la petite histoire, Rockamovya est ce qu’on appelle, pour jargonner et se la péter, un side-project(et en italique, c’est encore plus pédant^^): celui de trois cocos de Groundation, d’un jazzman (Will Bernard…’connais pas, Barka, une idée?) et du batteur de Burning Spear (l’increvable…comme quoi le chanvre, en plus d’être un bon isolant, ça conserve).
Alors bon, d’après ce qu’en dit Bichou’ qui m’a fait découvrir la bête, ça lorgne plus du cote du rock steady, c’est donc un peu plus speed et plus jouasse que Groundation. Moi qui suis totalement newbie dans la rootsittude, je dirai juste qu’il y a plein de bonnes idées (en vrac: incorporation de guitares très western, de solo Santanesque, de piano latino, de solo jazzy a souhait). Autant je soutenais que le reggae était un genre fige, autant la, le doute m’habite, ouahcaqu’c’est bon.
Bref, un disque qu’il est frais et sympa surtout a l’approche de l’été…ahnanpardon, c’est l’hiver chez vous, mwaha!

A écouter:

Leur MySpace, pas mieux

Ou Deezer, si vous vous demmerdez bien…mais c’est illégal, ouh, cay le mal.

RockamovyaRockamovya, 2008, 21st Century Roots (sans commentaire! ^^)

Kazi’

Joe Henry – Tiny Voices

Quel meilleur moment pour parler de cet album qu’un lendemain ethanolique?

C’est une musique de gueule de bois, de yeux mi-clos, de voix rauque dechiree. Un blues investit de la fumee bleue des cigares de la veille. Un jazz light qui respire le velours rouge des anciens cabarets, im Kabaret, au Cabaret, to Cabaret. Une folk de lover qui enveloppe des salsas eteintes et des curacaos amers. Une soul nostalgique des magies de la veille.

Une musique de lendemain de soiree, quand le corps decuve et le cerveau recolle.

sold

this afternoon

animal skin

Joe Henry Tiny Voices, 2003, Anti

Kazi’

« It’ll be a sad day for investors! »

Sole s’entoure, hommes et machines, impose son flow moyen par le verbe fort

Rage au ventre, il scande, avalé le mic ; crachée sa haine

Scratch, sature, stature et mur de son, asphalte eclate sur la tête pour revendication

Rap ‘cain-ri, reggae, ragga, opéra, cordes, west-terne, portrait d’une orange bleue qui vire au gris

Aux cordes tziganes on s’accroche, lumière rare rend l’intense brillant

Souffles mystiques pour voyage extatique, aux pas des influences multiples et des vies amères

Marche erratique, statique, nappes planées indiennes ou diva, conclusion arrachée!

Et résonne encore le marteau feutré du piano entre le béton délabré…

SoleSole & the Skyrider Band, 2007, Anticon (le bien nommé)

A écouter :

in paradise

a sad day for investors

a hundred light years and running

stupid things implode on themselves

Kazi’

Tender Forever – Wider

Même les chroniqueurs les plus expérimentés de la presse musicale internationale s’y sont repris à 2 fois avant de cataloguer Tender Forever, à vous de choisir : émo-pop, R’n’B lo-fi, folktronica, électro-folk indé…! Au lieu de chercher à tout prix de définir chacun de ces styles musicaux pour tenter de lui coller (trop rapidement) une étiquette, essayons plutôt de pénétrer l’univers de ce groupe extraterrestre fraîchement débarqué sur la planète indé. D’ailleurs peut-on vraiment définir Tender Forever comme étant un groupe au sens strict du terme, vu que c’est un groupe uni-personnel ? Mais avouez que s’appeller Mélanie Valera, ça le fait tout de suite moins…! Ce « détail » étant désormais éclairci, revenons en à la musique que distille cette compatriote originaire du Bordelais et qui fait fureur outre-Atlantique. Armée d’un clavier et d’une guitare, « Mel » en digne bricol-girl construit ses propres morceaux sur scène à la « Do It Yourself » (Nosfell, Siméo…). Mélânt aisément petites comptines innocentes et spontanées, et caricatures musicales de Justin Timberlake ou de Beyonce, le résultat est unique en son genre ! Faut dire que le côté bricolo (orchestrations sommaires, choeux approximatifs…) fait prendre tout son sens aux mélodies fragiles et pourtant si pleines de vie de Tender Forever…

Tender ForeverWider, 2005

FéFé