
Au hasard d’une oreille inattentive, j’entends la voix d’un bout de femme, descendante spatial de Cesaria Evora. Si la photo ne ment pas, pas physiquement, je vous l’accorde. Une chanson vaguement francaise et le reste en portugo-bresilien aidant , les paroles ont l’air sympa vu qu’on n’y comprend rien (je ne desespere pas et invoquerait Lolo le Trombo pour traducion lors d’un futur rituel occulte) : avantage indeniable.
Accents d’Afrique et d’Amerique, cette facon desarmante de polir des galets sur les ‘r’…Ambiance cubaine toute en retenue, rythmes bossa-nova glissant vers le cha-cha-cha, un saxophone ou un cuivre fait parfois echo, note par note, sans exces. Evidemment, entrelacements, helas ne nous lassons jamais, de cordes chaudes. Parfois le rythme s’en flamenco, se salsafie sauce saline et sable sous les pieds, de l’iode, bougez, respirez!
Labellise artiste “Radio NOVA”, je crois.
A ecouter distraitement :
et le semi-connu, Comme s’il en pleuvait
Mayra Andrade – Navega, 2006, Sony/BMG
Kazi